Garmin fēnix 9 Pro inReach : joignable sans téléphone, sous conditions
Un boîtier en titane, un écran AMOLED de 1,5 pouce qui monte à 3 000 nits, et surtout une puce LTE et satellite qui permet d'envoyer des messages, de lancer un SOS ou de partager sa position sans téléphone dans la poche, le tout pour 1 299,99 €, avec des conditions que Garmin écrit en petit et qu'il vaut mieux lire avant de partir.

La fiche
- Prix
- 1 299,99 € en 51 mm, titane, bracelet silicone
- Écran
- AMOLED de 1,5 pouce, jusqu'à 3 000 nits, verre saphir
- Connectivité
- LTE-M et satellite inReach, abonnement souscrit auprès de Garmin et non de l'opérateur
- Autonomie annoncée (51 mm)
- Jusqu'à 31 jours en montre connectée, 42 jours en économie d'énergie, 56 heures en activité, 27 heures avec LiveTrack LTE
- Version 43 mm
- 43 x 43 x 13,3 mm, 62 g, 10 jours en montre connectée, 64 Go
- Étanchéité
- 10 ATM, capteur de profondeur jusqu'à 40 m
- Ce que nous n'avons pas fait
- Aucun essai sur le terrain : toutes les valeurs viennent de Garmin, y compris les limites qu'il signale
Garmin a longtemps vendu deux objets distincts à ceux qui partent loin, une montre pour s'entraîner et un petit boîtier inReach pour rester joignable par satellite, et la fēnix 9 Pro inReach est la première tentative sérieuse de faire tenir les deux au même poignet, pour 1 299,99 € en 51 mm. Nous ne l'avons pas portée, tout ce qui suit vient des pages de Garmin, y compris les avertissements que la marque place en bas de fiche et qui disent beaucoup sur ce que l'objet fait vraiment.
Un boîtier en titane et le plus grand écran de la gamme
C'est la première fēnix dont le boîtier lui-même est en titane, et non plus seulement la lunette, ce qui allège l'ensemble sans rien retirer à la robustesse, Garmin annonçant une conformité aux normes militaires américaines de résistance à la chaleur, aux chocs et à l'eau, avec des boutons métalliques étanches et un verre saphir.
L'écran AMOLED de 1,5 pouce est le plus grand jamais monté sur une fēnix, et sa luminosité annoncée de 3 000 nits règle un vieux reproche fait aux écrans de ce type, qui devenaient illisibles en plein soleil. On trouve aussi une lampe torche LED intégrée, un détail qui paraît anecdotique jusqu'au premier retour de nuit sur un sentier.

Ce que l'inReach change au quotidien
La montre embarque une connexion LTE-M et une liaison satellite, et c'est ce second point qui en fait un objet à part, puisqu'elle permet d'envoyer et de recevoir des messages, de consulter la météo sur plusieurs jours, de partager sa position avec des proches ou de lancer une session LiveTrack, le tout sans téléphone.
L'abonnement se souscrit auprès de Garmin et non de votre opérateur, ce qui évite de toucher à votre forfait mais ajoute une ligne de plus à vos dépenses mensuelles, dont le montant n'apparaît pas sur la page produit.

Les appels, et pourquoi il faut lire la fiche jusqu'au bout
Garmin présente des appels vocaux sans téléphone, et la promesse est exacte à une précision près, qui change tout : les appels passent par l'application Garmin Messenger et ne relient que des utilisateurs de cette application, en LTE uniquement.
Vous ne pourrez donc pas appeler votre hôtel ou un taxi depuis la montre comme avec une montre cellulaire classique, et par satellite la voix ne passe pas du tout, seuls les messages texte transitent, ce qui correspond d'ailleurs à l'usage réel d'un appareil de sécurité en montagne ou en mer.

Le SOS, la fonction qui justifie l'achat
En cas de problème, la montre déclenche un SOS interactif vers le centre de coordination Garmin Response, joignable à toute heure, par LTE ou par satellite selon ce qui est disponible, et Garmin offre cette messagerie de secours jusqu'à douze mois après la période d'essai gratuite.
C'est aussi là que la marque se montre la plus prudente, puisqu'elle écrit elle-même que la connexion satellite et la fonction SOS de cet appareil présentent d'importantes limitations par rapport à ses autres appareils inReach, qu'elles peuvent être indisponibles dans certaines situations, et que le LTE n'est pas disponible dans toutes les régions, en renvoyant vers une page dédiée aux exigences et aux zones couvertes. Pour une expédition où la vie peut en dépendre, un boîtier inReach dédié reste donc plus sûr, et la montre ne le remplace pas.

L'autonomie, et l'écart entre les deux tailles
| 51 mm | 43 mm | |
|---|---|---|
| Montre connectée | jusqu'à 31 jours | jusqu'à 10 jours |
| Économie d'énergie | jusqu'à 42 jours | jusqu'à 15 jours |
| Activité GPS normale | jusqu'à 56 h | jusqu'à 18 h |
| Mode expédition | jusqu'à 31 jours | jusqu'à 10 jours |
En 51 mm, Garmin annonce jusqu'à 31 jours en montre connectée, 42 jours en mode économie d'énergie, 56 heures en activité GPS normale et 27 heures si LiveTrack fonctionne en LTE, avec un mode expédition qui tient lui aussi jusqu'à 31 jours.
La version de 43 mm raconte une autre histoire, avec 10 jours seulement en montre connectée et 18 heures en activité, pour 62 g bracelet compris et 64 Go de stockage, ce qui en fait une montre plus fine au poignet mais nettement moins endurante, un arbitrage qu'il faut faire en connaissance de cause avant de choisir.

Pour qui voyage, et pas seulement pour qui court
Au-delà des plus de cent profils d'activité, des cartes TopoActive et des métriques d'entraînement habituelles chez Garmin, la montre propose des conseils sur le décalage horaire, Garmin Pay pour payer sans carte, et un journal baptisé Garmin Epic qui regroupe plusieurs jours d'activité avec photos et statistiques, pensé pour les longs voyages.
C'est un profil qui dépasse le sportif pur, et qui parle à quelqu'un qui enchaîne les vols et part ensuite marcher plusieurs jours loin de tout réseau, à condition d'accepter le poids et le format d'une montre d'aventure.

Ce que nous en retenons
À 1 299,99 €, la fēnix 9 Pro inReach vend moins une montre qu'une tranquillité, celle de pouvoir envoyer un message ou demander de l'aide sans téléphone, et sur ce terrain elle apporte quelque chose qu'aucune autre fēnix ne proposait. Il faut simplement la prendre pour ce qu'elle est, une montre qui dépanne très bien en LTE et qui sait appeler au secours par satellite, sans en attendre les performances d'un boîtier inReach dédié ni celles d'un téléphone, et en choisissant la 51 mm si l'autonomie compte plus que la finesse.
FAQ
Questions fréquentes
Peut-on vraiment téléphoner avec la fēnix 9 Pro sans son smartphone ?
Oui, mais seulement vers d'autres utilisateurs de l'application Garmin Messenger, et uniquement quand la montre capte un réseau LTE, ce qui en fait davantage un talkie-walkie sophistiqué qu'un téléphone au poignet, puisque vous ne pouvez pas appeler un numéro ordinaire comme vous le feriez avec une montre cellulaire classique.
Que se passe-t-il hors de toute couverture réseau ?
La montre bascule sur le satellite une fois la connexion établie, ce qui permet d'échanger des messages texte, de recevoir la météo et de déclencher un SOS interactif vers le centre Garmin Response, joignable jour et nuit, mais la voix ne passe pas par satellite et Garmin insiste sur le fait que ces fonctions peuvent être indisponibles dans certaines situations.
Faut-il un abonnement ?
Oui, pour tout ce qui passe par inReach, et il se souscrit directement auprès de Garmin sans passer par votre opérateur mobile, la marque offrant la messagerie SOS jusqu'à douze mois après la période d'essai gratuite, sans que la page produit n'affiche le prix de l'abonnement lui-même.
Quelle taille choisir ?
La question tient surtout à l'autonomie, puisque la version de 51 mm annonce jusqu'à 31 jours en montre connectée quand la version de 43 mm s'arrête à 10 jours, un écart considérable pour qui part plusieurs semaines loin d'une prise, même si la petite reste nettement plus confortable sur un poignet fin avec ses 62 g bracelet compris.
La montre aide-t-elle avec le décalage horaire ?
Elle propose des conseils sur le décalage horaire, une fonction que Garmin liste parmi le suivi de santé et qui s'appuie sur le sommeil et l'exposition à la lumière, utile pour un voyageur sans pour autant remplacer une vraie stratégie d'arrivée.
Photos : Garmin.
Écrit par
Yacine Bouri
Fondateur & rédacteur en chef
Indépendant dans la publicité en ligne, je travaille de là où je pose mon ordinateur, avec une obsession pour les chiffres vérifiables. J'ai lancé BleuCarnet parce que les tests que je cherchais, wifi mesuré, coût réel, temps gagné, n'existaient nulle part en français.
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